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ReCommerce en retail : des scénarios rentables d’économie circulaire pour votre enseigne

Le ReCommerce, moteur de l'économie circulaire dans le retail moderne


Alors que le changement climatique questionne nos modes de consommation, le retail est aux premières loges face aux défis environnementaux actuels :

  • Lutter contre le gaspillage de millions de produits invendus ou jetés prématurément chaque année.
  • Limiter l’épuisement des ressources (matières premières, eau, énergie…) qui sont mobilisées en grande quantité.
  • Réduire l’impact carbone lié à la fabrication, au transport et à la distribution des produits.

 

Si certains retailers ont déjà adopté des modèles plus responsables de leur propre initiative, les acteurs du secteur devront tôt ou tard amorcer ce virage, alors que la pression réglementaire s’accentue. En effet, les lois sur le recyclage, le développement durable et la gestion des déchets se multiplient au niveau français comme européen.


Mais, au-delà de la contrainte, la transition vers un retail plus vertueux répond à une demande croissante des consommateurs eux-mêmes. Les nouvelles générations, en particulier, privilégient les marques responsables, capables de donner une seconde vie aux produits. 

 

Dans ce contexte, le ReCommerce et la seconde main représentent une opportunité majeure pour le secteur. D’autant plus que la seconde main, la réparation et la location sont en pleine croissance.

Quelques chiffres clés

 

Le marché mondial des vêtements de seconde main devrait atteindre 367 milliards de dollars d’ici 2029, avec une croissance 2,7 fois plus rapide que celle du marché mondial du prêt-à-porter.

 

75 % des Français estiment qu’une part importante des appareils électriques qui tombent en panne chez eux pourrait être réparée.

 

45 % des Français ont un intérêt marqué pour les commerces alternatifs à la possession de produits neufs.

 

Ainsi, l’économie circulaire n’est plus une option, mais une nécessité stratégique pour un secteur du retail en quête de durabilité, de crédibilité et de rentabilité.

 

Mieux encore, elle peut devenir un véritable avantage concurrentiel et un levier de rentabilité pour les entreprises qui sauront en tirer parti.

Infographie des chiffres clés du Recommerce en France : croissance de la seconde main (367 Mds $ d'ici 2029) et tendances de consommation durable.

Chapitre 1 : Les fondamentaux de l’économie circulaire


1. Au-delà du modèle linéaire : vers une économie circulaire

L’économie circulaire est un système économique visant à utiliser plus efficacement les ressources, tout en diminuant l’impact environnemental lié à la production et aux échanges de biens.

 

Cette approche s’oppose au modèle linéaire : 

  1. Extraire
  2. Transformer
  3. Consommer
  4. Générer des déchets

 

Dans un système circulaire, les déchets sont diminués (à défaut de pouvoir les éliminer complètement) en prolongeant la durée de vie des produits. Ils peuvent aussi être réutilisés comme matières premières pour concevoir d’autres produits.

2. Les grands principes (Réduire, Réutiliser, Recycler, Réparer)

L’économie circulaire repose sur 3 principes fondamentaux :

  • Réduire : éviter la surconsommation en n’achetant que ce qui est nécessaire.
  • Réutiliser : privilégier la seconde main ou la réparation, plutôt que l’achat de produits neufs.
  • Recycler : fabriquer de nouveaux produits en valorisant des déchets.
Interface logicielle Orisha Commerce sur écran de vente pour la gestion du commerce unifié dans le retail.

3. Opportunités et défis pour le retail

Si elle est en phase avec les enjeux environnementaux, l’économie circulaire apparaît aussi comme une réponse à une demande croissante des consommateurs. D’après une étude CSA parue en 2023, 2 Français sur 3 déclarent avoir acheté des produits issus de l’économie circulaire au cours des 12 derniers mois.

 

Néanmoins, la mise en œuvre de l’économie circulaire se heurte encore à plusieurs obstacles, notamment pour les entreprises du retail : 

  • Le coût des matières premières recyclées demeure souvent supérieur à celui des matériaux neufs. Dans certains secteurs où la compétitivité-prix est décisive, cette différence peut dissuader les entreprises d’adopter des modèles circulaires. 
  • Bien que les pratiques de consommation responsables se développent, elles ne sont pas encore bien ancrées chez certains consommateurs. En outre, d’autres critères comme le prix sont souvent prioritaires au moment de l’achat.
  • Enfin, les entreprises ne disposent pas toujours d’une compréhension claire du cadre législatif qui encadre l’économie circulaire. 

 

Mais, au-delà de ces défis, l’économie circulaire ouvre de réelles opportunités à long terme : entre réduction des coûts liés à la gestion des déchets, optimisation des ressources et amélioration de l’image de marque.

Chapitre 2 : Le ReCommerce et la seconde main : une nouvelle norme


1. Qu’est-ce que le ReCommerce ?

Le ReCommerce désigne l’achat et la vente de produits d’occasion, reconditionnés ou retournés via des canaux numériques ou physiques. Outre la seconde main, ce concept peut être étendu à d’autres pratiques circulaires, comme la location ou la réparation.

 

Dans le cadre de l’économie circulaire, le ReCommerce contribue à prolonger le cycle de vie des produits, à encourager leur réutilisation et à réduire les déchets. Compte tenu des préoccupations croissantes en matière de durabilité, il s’impose comme une option gagnante pour les consommateurs comme pour les entreprises de retail.

 

 

2. ReCommerce vs seconde main : définitions et différences

Le ReCommerce peut prendre des formes diverses selon les produits et les canaux (digitaux et physiques) utilisés. Toutefois, on peut distinguer trois principaux modèles, qui ne s’excluent pas les uns les autres : la seconde main, la location et la réparation.

 

La seconde main

La seconde main désigne la revente de produits d’occasion, souvent après les avoir sélectionnés et authentifiés, afin d’offrir aux consommateurs des alternatives de qualité et abordables aux articles neufs.

 

Elle intègre également le “reconditionné”, qui consiste à remettre à neuf des produits d’occasion selon des normes de qualité élevées avant d’être revendus. Les entreprises qui optent pour ce modèle ont la possibilité de reconditionner leurs produits en interne, à l’instar d’Apple avec son site Certified Refurbished

 

Cette approche permet de : 

  • Gérer l’ensemble du processus.
  • Maintenir un contrôle qualité strict, garantissant que les articles d’occasion répondent aux normes de la marque avant d’être revendus.
  • Rationaliser les opérations et maximiser la valeur des produits d’occasion.

 

Des marketplaces spécialisées dans le reconditionnement ont vu le jour au cours des dernières années : Back Market (pionnier du reconditionné et désormais leader en France), Recommerce.com, Easy Cash… pour ne citer qu’elles.

 

La location

Alors que les consommateurs sont de plus en plus soucieux d’adopter une consommation responsable tout en préservant leur pouvoir d’achat, la location apparaît comme une alternative croissante à la vente traditionnelle :

  • La location à court terme est une option intéressante pour les clients qui ont besoin d’un produit pour une période limitée, tels que des articles de mode, des outils ou des équipements pour des événements ponctuels. Elle permet aux consommateurs d’accéder à des produits de qualité sans s’engager à les acheter. Enfin, la location de courte durée favorise une économie plus durable, en évitant l’achat de produits qui ne seront utilisés qu’une fois.
  • La location de longue durée, quant à elle, permet aux consommateurs de louer des biens d’usage courant, sur une base mensuelle ou annuelle. Bien connu dans le secteur automobile, ce modèle se répand aujourd’hui dans de nombreuses catégories de produits : mobilier, électroménager, matériel de sport… 

 

Ainsi, la location est une solution flexible et économique, idéale pour répondre à des besoins occasionnels. Par ailleurs, elle rend plus accessibles certains produits haut de gamme, dont le prix de vente élevé constitue un frein pour la majorité des consommateurs. 

 

Mais l’essor de la location profite aussi aux détaillants, puisqu’elle accroît la fréquentation des magasins physiques, ce qui ne fait qu’augmenter le potentiel de vente.

 

La réparation

La réparation est un autre élément essentiel du ReCommerce et de l’économie circulaire, qui consiste à remettre à neuf des produits endommagés pour prolonger leur durée de vie. Les entreprises de retail réduisent non seulement leurs déchets, mais créent également des sources de revenus supplémentaires grâce aux services de réparation proposés.

3. Les avantages business et RSE pour les marques


Fidéliser les clients grâce à un engagement responsable

Face à une sensibilité croissante des consommateurs aux enjeux environnementaux, le ReCommerce permet aux entreprises du retail de renforcer leur image et de gagner la confiance d’acheteurs attentifs à la responsabilité environnementale des enseignes.

 

Les clients ayant déjà acquis un produit neuf sont en outre plus enclins à s’intéresser à des offres de reprise ou de reconditionné, favorisant ainsi le réachat et la fidélité.

 

Un levier de rentabilité et de conversion

Le ReCommerce optimise la valeur des stocks en redonnant vie à des produits invendus,  retournés ou légèrement abîmés. Ainsi, les détaillants peuvent générer des revenus supplémentaires plutôt que d’assumer les coûts liés à la gestion des retours ou à la destruction des articles.

 

Par ailleurs, les articles de seconde main, proposés à des prix plus accessibles que le neuf, séduisent une large clientèle soucieuse de préserver son budget. Résultats : un meilleur taux de conversion et une capacité à toucher de nouveaux segments de consommateurs.

 

Un marché en pleine expansion

En intégrant le ReCommerce à leur stratégie, les détaillants ont l’opportunité de s’installer sur un marché en forte croissance, encore peu exploité par la majorité des enseignes. Cette démarche leur offre un positionnement différenciant face à la concurrence.

 

Les plateformes de seconde main C2C, réservées à la vente entre particuliers, connaissent un succès fulgurant depuis plusieurs années. Cependant, elles n’offrent que peu de garanties aux consommateurs, notamment en matière de politique de retour ou d’échange de produit. 

 

Les marques et enseignes ont donc le champ libre pour combler ce vide et développer de nouvelles offres, quel que soit leur marché : prêt-à-porter, maison et bricolage, produits high-tech…

Infographie des bénéfices du recommerce : engagement RSE, rentabilité des stocks et différenciation sur le marché.

Chapitre 3 : Mettre en place une stratégie ReCommerce efficace


1. Analyser les besoins et attentes clients

Avant de vous lancer dans le ReCommerce, une analyse poussée des tendances du secteur est indispensable. Pour pouvoir prendre des décisions éclairées, il faut notamment étudier : 

  • La taille du marché.
  • Les prévisions de croissance.
  • Les principaux concurrents.
  • Les opportunités émergentes.

 

Par ailleurs, il est essentiel de comprendre les consommateurs cibles et leurs comportements. Existe-t-il une demande suffisante pour les produits d’occasion, les services de location ou de réparation que vous souhaitez proposer ? Votre offre répond-elle à un réel besoin des consommateurs ?

 

Enfin, les retailers qui sautent le pas du ReCommerce doivent mener une analyse objective de leurs points forts et de leurs faiblesses. La capacité de l’entreprise à traiter efficacement certains enjeux, comme la gestion des retours ou la logistique, doit être prise en compte.

2. Choisir un modèle adapté à son secteur

Une fois ce travail préparatoire effectué, il est temps d’entrer dans le vif du sujet en sélectionnant un modèle de ReCommerce adapté. 

 

Revente de produits d’occasion, réparation, location… Le choix de l’une ou l’autre de ces approches dépend de nombreux facteurs, à commencer par votre secteur d’activité. En effet, certains modèles sont plus compatibles que d’autres avec certains types de produits.

 

Plus important encore : soyez à l’écoute des consommateurs, en vous appuyant sur l’analyse réalisée précédemment. Les besoins et les attentes de vos clients sont les meilleurs indices pour identifier le ou les modèles les plus pertinents.

 

D’ailleurs, seconde main, location et réparation peuvent tout à fait être combinées… Mais mieux vaut procéder étape par étape, en testant différentes pratiques circulaires à petite échelle. La clé est de peaufiner et d’adapter votre stratégie au fil du temps !

 

3. Déployer des processus logistiques et qualité 

Le ReCommerce doit être pleinement intégré à votre activité de vente au détail, ce qui implique de repenser en profondeur les processus logistiques de l’entreprise. Cette réorganisation est indispensable pour gérer efficacement : 

  • Les retours.

  • Le tri des produits.

  • La remise en état.

  • La réintégration dans les stocks

  • La fixation des prix.

  • La mise en ligne des articles.

 

En outre, garantir la qualité des produits est primordial dans le ReCommerce, c’est pourquoi des mesures strictes de contrôle qualité doivent être mises en place.

 

Côté client, il est également important de revoir les processus pour fluidifier le cycle de remise en vente des produits. Par exemple, le retour en point relais ou en point de vente physique simplifie la vie des consommateurs. Cela se traduit par une expérience positive, mais aussi par un engagement plus important des clients dans cette démarche circulaire.

 

4. Collaborer avec les bons partenaires (marketplaces, réparateurs, start-up circulaires)

Dans le domaine de la seconde main, certaines entreprises choisissent de vendre directement sur leur propre plateforme, en proposant des produits reconditionnés et d’occasion parallèlement à leur stock neuf. 

 

D’autres collaborent avec des marketplaces spécialisées dans la revente, qui leur permettent d’acquérir rapidement de la visibilité, sans avoir à développer leur propre site dédié aux produits d’occasion.

 

Il en va de même pour la réparation : 

  • Les détaillants ont la possibilité de créer leurs propres ateliers en interne, où ils gèrent l’ensemble du processus.

  • Ils peuvent aussi opter pour des services de réparation externalisés, en s’associant à des prestataires spécialisés pour restaurer les produits. Cette stratégie peut s’avérer rentable pour les entreprises qui ne disposent pas de l’infrastructure ou du savoir-faire nécessaires pour gérer les réparations en interne.

Chapitre 4 : Intégrer le ReCommerce dans le commerce unifié


Le ReCommerce implique une gestion des retours et des stocks de seconde main, en plus des stocks de produits neufs. C’est pourquoi il est indissociable du commerce unifié qui se caractérise par une synchronisation totale entre les canaux physiques et digitaux.

1. Unifier les données clients et produits

Le commerce unifié s’appuie sur une base de données centralisée, commune à l’ensemble des canaux de vente (site e-commerce, magasins, marketplace, application mobile, etc.). Cette approche permet de collecter, stocker et analyser toutes les informations en temps réel, de manière fiable et cohérente.

 

À la clé : 

  • Une synchronisation automatique des stocks, prix et commandes, réduisant les erreurs, limitant les ruptures et facilitant le suivi de l’activité.
  • Des données unifiées et sans doublons, intégrées aux autres outils du système d’information.
  • Une vision consolidée des clients, produits et ventes pour un pilotage plus précis.

 

Dans le cadre du ReCommerce, l’exploitation des données clients (préférences, comportements, attentes, etc.) permet d’adapter l’offre et de recommander les bons produits au bon moment : c’est donc un puissant levier de personnalisation. Des fiches produit enrichies (descriptions détaillées, photos, vidéos, avis clients) renforcent également la transparence et la confiance.

 

Par ailleurs, la centralisation des données facilite l’optimisation des flux logistiques et encourage l’adoption de pratiques durables. Elle aide ainsi à proposer des alternatives comme la seconde main, la réparation ou la location, tout en offrant une expérience client fluide et homogène.

 

2. Garantir une expérience cohérente sur tous les points de contact

Le ReCommerce redéfinit l’expérience client, de la découverte des produits jusqu’à la fidélisation. En complément de l’offre d’articles neufs, il constitue d’ailleurs une alternative attractive : 2 Français sur 3 se déclarent consommateurs de produits d’occasion (ou envisagent de le devenir).

 

De plus, le commerce unifié rend possible la mise en place de parcours hybrides, permettant une expérience client cohérente et fluide : 

  • Le click & collect pour simplifier le retrait en magasin.
  • La consultation en temps réel des stocks en ligne ou en boutique.
  • Les retours facilités, que ce soit en point de vente ou en point relais.

 

Néanmoins, un frein majeur subsiste : de nombreux acheteurs craignent la présence de défauts et l’absence de garanties sur les produits de seconde main.

Pour lever ces inquiétudes, le ReCommerce doit miser sur :

  • Un service client disponible et réactif,
  • Des garanties en matière de retour ou d’échange.

 

Ainsi, le ReCommerce ne se limite pas à une simple offre additionnelle : il transforme en profondeur la relation entre marques et consommateurs, en associant praticité, transparence et confiance.

 

3. Technologies clés (POS, OMS, WMS, marketplaces)

Dans le ReCommerce, chaque article est unique, ce qui complexifie la gestion des stocks. 

 

Un stock unifié apporte une solution au problème en intégrant, en temps réel, les inventaires online et offline. Les clients peuvent ainsi consulter directement sur internet la disponibilité des produits en magasin.

 

De plus, chaque produit peut présenter des signes d’usure particuliers. Les retailers doivent donc définir des processus rigoureux pour la gestion des retours, incluant :

  • Une inspection rigoureuse des articles retournés.
  • Un reconditionnement si nécessaire.
  • Une remise en stock rapide et efficace.

 

Pour y parvenir, il est nécessaire de s’appuyer sur des technologies adaptées, à commencer par une solution de gestion des stocks, regroupés au sein d’un système de commerce unifié.

 

4. L’approche omnicanale comme socle du ReCommerce

En reliant les parcours d’achat physiques et digitaux, l’omnicanal apporte une grande flexibilité au ReCommerce. Le click & collect ou les retours en magasin, par exemple, offrent une expérience fluide : un produit acheté en ligne peut être restitué en boutique, et inversement.

 

Au-delà de la vente en ligne, le rôle des points de vente physiques ne doit pas être négligé. L’intégration d’un espace dédié aux articles d’occasion dans un magasin contribue pleinement à la réussite du ReCommerce.

 

Exemple : Fnac propose la reprise en magasin de produits high-tech, livres ou jeux, qui seront ensuite revendus à la fois via des canaux en ligne et hors ligne. Il est également possible de faire une reprise sur le site web de l’enseigne, dans un esprit résolument omnicanal.

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Chapitre 5 : Défis opérationnels et leviers marketing du ReCommerce


Le ReCommerce implique une gestion des retours et des stocks de seconde main, en plus des stocks de produits neufs. C’est pourquoi il est indissociable du commerce unifié qui se caractérise par une synchronisation totale entre les canaux physiques et digitaux.

Illustration des leviers marketing digital pour le recommerce avec icônes de panier d'achat, publicités et engagement client.
1. Logistique inverse et gestion des retours

En ReCommerce, une gestion efficace des retours est primordiale pour : 

  • Lever les inquiétudes des consommateurs vis-à-vis de l’achat de seconde main.
  • Établir une relation de confiance avec les clients et, à terme, les fidéliser.

 

Toutefois, elle peut se transformer en véritable casse-tête. Contrairement aux articles neufs, le commerce de seconde main implique la gestion de produits retournés dans des états très variables. Autrement dit, chaque retour est unique et nécessite une attention particulière. 

 

Il est donc essentiel de disposer d’un système logistique performant. Cela se traduit notamment par un processus de retour fluide et efficace, garantissant que les articles sont rapidement inspectés, triés et reconditionnés si nécessaire. 

 

La gestion de ces flux logistiques complexes requiert bien souvent une formation spécifique des collaborateurs, mais aussi des outils adaptés pour gagner en efficacité et en flexibilité.

 

2. Anticiper la demande et maîtriser les stocks

Une autre difficulté inhérente au ReCommerce réside dans la fluctuation des niveaux de stock. Contrairement aux flux prévisibles des produits neufs, les stocks d’articles d’occasion peuvent varier considérablement. 

 

Un système de gestion des stocks dynamique, capable de s’adapter à ces changements, est donc incontournable. Des outils d’analyse avancée peuvent également vous aider à anticiper la demande, ainsi que les tendances en matière de retours et de ventes

 

Trouver le juste milieu entre les produits neufs et ceux issus du ReCommerce n’est pas chose facile : cela implique qu’aucune des deux catégories ne prenne le pas sur l’autre. Un suivi en temps réel des stocks et une catégorisation claire sont essentiels pour maintenir l’équilibre et répondre à la demande des clients.

 

3. Assurer la qualité et la conformité des produits recommercialisés

Garantir la qualité des produits est un prérequis essentiel au succès de votre stratégie de ReCommerce. Chaque article doit faire l’objet d’une vérification minutieuse et être remis en état si nécessaire.

 

Toutefois, maintenir un niveau de qualité constant pour l’ensemble des produits est un véritable défi. Il suffit d’un seul défaut non identifié lors des contrôles pour générer une insatisfaction chez un client et entacher votre crédibilité.

 

Afin de vous assurer que chaque produit reconditionné répond aux attentes de vos clients, il est recommandé :

  • De mettre en place des protocoles de reconditionnement standardisés.
  • D’embaucher des techniciens qualifiés ou de recourir à un prestataire reconnu

 

4. Sélectionnez les bons partenaires technologiques

Enfin, le ReCommerce est un levier de réduction des coûts, puisqu’il offre aux retailers un moyen de revendre les stocks invendus ou retournés. Au lieu de jeter ces produits (ce qui représente une perte sèche), vous pouvez récupérer une partie de votre investissement grâce à la revente. 

 

Cette stratégie permet de maximiser la valeur tout en minimisant les coûts d’inventaire, contribuant ainsi à la rentabilité globale de votre entreprise.

5. Programmes de fidélité et incentives circulaires
Fidéliser les clients sur tous les canaux

Pour valoriser le ReCommerce, la mise en place de programmes de fidélité spécifiques pour les clients de la seconde main constitue une excellente option. 

 

D’ailleurs, la pratique consistant à remettre un bon d’achat en échange d’un produit d’occasion est déjà répandue chez de nombreux retailers. Une manière de fidéliser le vendeur, en l’incitant à effectuer plus tard un achat auprès de l’enseigne.

 

Toutefois, la voie est libre pour développer des programmes plus poussés à destination des vendeurs d’articles de seconde main, par exemple : 

  • Un système de points de fidélité, engrangés pour chaque produit vendu.
  • Des récompenses personnalisées, débloquées lorsqu’un certain montant est atteint.

 

Ce type d’action a le potentiel d’augmenter l’attractivité de la revente de produits d’occasion, tout en fidélisant davantage les clients concernés. À condition, toutefois, que le programme de fidélité soit accessible en ligne comme en magasin pour une expérience sans couture, grâce à la synchronisation totale des canaux de vente.

Infographie détaillant les 4 leviers de fidélisation par le recommerce : fidélité omnicanale, récompenses, communauté et impact marque.
Renforcer l’engagement en animant une communauté de marque

Le marketing et la communication jouent un rôle central dans la création d’une communauté impliquée dans l’économie circulaire. En favorisant les échanges et le partage d’idées, vous avez la possibilité d’inciter les consommateurs à adopter des comportements plus durables tout en renforçant leur sentiment d’appartenance envers votre enseigne.

 

Les canaux digitaux, en particulier, offrent des espaces d’échange et de discussion très actifs autour des bonnes pratiques de consommation responsable. 

 

Mais pourquoi ne pas envisager des événements physiques pour rassembler votre  communauté et promouvoir des alternatives concrètes ? Par exemple, un atelier de réparation ouvert au public pour montrer qu’il est possible de prolonger la durée de vie d’un produit.

 

En intégrant activement vos clients dans cette démarche, vous pouvez :

  • Accroître l’engagement des consommateurs.
  • Renforcer votre crédibilité,
  • Encourager la fidélité à la marque.
  • Bénéficier de retours et d’idées utiles pour améliorer vos produits et services.

 

Sensibilisation clients et branding durable

Un des grands défis de l’économie circulaire consiste à faire évoluer les mentalités et les habitudes de consommation. À ce titre, les campagnes marketing et de communication sont des leviers essentiels pour informer et sensibiliser le public aux impacts positifs du ReCommerce.

 

Pour communiquer sur les avantages environnementaux de cette démarche, différents moyens s’offrent à vous :

  • Lancer des campagnes de sensibilisation sur les bénéfices du recyclage, du réemploi ou de la réparation.
  • Partager des chiffres marquants sur le gaspillage des ressources ou les impacts environnementaux de certaines pratiques.
  • Proposer des solutions concrètes pour adopter un mode de consommation plus durable.

 

Pour ne pas être taxée de pratiquer du “green washing”, les marques doivent communiquer de façon claire, transparente et sincère sur leurs démarches d’économie circulaire :

  • La publication d’informations concrètes sur les impacts environnementaux des produits.
  • Le partage des progrès réalisés et des objectifs futurs.
  • La mise en avant de certifications, de rapports ou d’audits indépendants, afin de crédibiliser leurs engagements et d’éviter toute accusation de greenwashing.

 

Au-delà des chiffres, le storytelling constitue un puissant outil d’engagement. En racontant l’histoire de vos produits — leur conception, leur cycle de vie, leur recyclage ou leur réemploi — vous avez l’opportunité de créer un lien émotionnel fort avec vos clients, tout en renforçant votre positionnement en tant que marque responsable et durable.

Chapitre 6 : Études de cas et innovations dans le ReCommerce


1. Success stories de grandes enseignes

Études de cas : Kidkanaï

Le groupe Kiabi a su intégrer avec succès le ReCommerce à travers Kidkanaï, un concept store dédié à la seconde main pour enfants et bébés

 

Le concept ? Les familles estiment la valeur de leurs articles en quelques minutes via une application mobile, avant de les déposer en magasin pour les revendre. En parallèle, des articles Kiabi de seconde main sont proposés à l’achat en boutique.

 

Dans l’optique de fluidifier le parcours client, Kidkanaï a mis en place des caisses fixes, mobiles et spécifiquement dédiées à la seconde main. Autre exigence du projet : déployer un système permettant d’acheter aussi bien auprès de particuliers que de fournisseurs professionnels.

 

Le déploiement de la solution de point de vente et de gestion des stocks Openbravo POS, parfaitement adaptée aux besoins spécifiques de Kidkanaï, a permis de relever plusieurs défis dans des délais serrés : 

  • Intégration de l’application avec le système de caisse,
  • Connexion à l’interface comptable du groupe Kiabi,
  • Gestion des articles d’occasion.

 

Fort du succès de ce concept basé sur le ReCommerce, Kiabi ne s’est pas arrêté en si bon chemin : depuis, l’enseigne a racheté Beebs, site de revente de produits d’occasion pour enfants.

 

La seconde main s’est également fait une place dans le nouveau point de vente Kiabi Village, inauguré en 2024. Ici, des vêtements d’occasion sont intégrés à côté des rayons d’articles neufs. Les clients peuvent aussi apporter leurs produits d’occasion en magasin et recevoir des bons d’achat en échange.

Découvrez le témoignage complet en vidéo

Études de cas : Boulanger 

L’enseigne Boulanger, spécialisée dans l’électroménager et le multimédia, s’engage depuis plusieurs années dans une démarche d’économie circulaire. Elle propose notamment des solutions de réparation sur de nombreux produits : petit et gros électroménager, télévision, multimédia… 

 

Grâce à sa labellisation QualiRépar, Boulanger peut faire bénéficier à ses clients d’une remise allant jusqu’à 20 % du montant total de la réparation. Un argument fort, qui atteste du sérieux de la marque, tout en rendant l’offre attrayante pour les consommateurs sur le plan économique.

 

Dans le cadre de son programme “Club Infinity”, l’enseigne propose également des formules de réparation illimitée. Si un produit est irréparable, le client se voit proposer une indemnisation pour lui permettre de se rééquiper. Le service de réparation s’inscrit donc dans une véritable logique de fidélisation, en complémentarité avec la vente d’articles neufs.

 

Dans son virage vers le ReCommerce, l’enseigne a également mis en place une offre de reprise de produit contre l’achat d’un nouvel article, avec une approche résolument omnicanale : 

  1. Le client estime la valeur de son ancien appareil sur le site de Boulanger ou en magasin.
  2. Il ajoute son nouveau produit dans son panier : l’offre de rachat est immédiatement déduite du montant.
  3. Il n’a plus qu’à valider son rachat en magasin. Un diagnostic approfondi sera effectué pour confirmer la valeur de la reprise.

 

Les clients qui souhaitent seulement revendre leur ancien appareil, sans faire de nouvel achat, ont aussi la possibilité de se rendre directement en magasin.

 

En fonction de leur état, les produits repris sont soit reconditionnés et revendus, soit recyclés pour pièces détachées.

Façade d'un magasin Boulanger illustrant l'intégration du Recommerce dans le parcours client retail.

Études de cas : Decathlon 

Visant à diminuer de 20 % ses émissions de CO2 à l’horizon 2026, le groupe Decathlon fait figure de précurseur dans le domaine de l’économie circulaire, qu’il a intégré sous différentes formes.

 

À commencer par l’achat et la revente d’articles de seconde main. : les clients de l’enseigne bénéficient d’un service immédiat de rachat de matériel de sport, en point de vente ou sur internet. Le système se veut aussi simple que souple, puisque le client peut choisir librement de faire reprendre ses produits contre un bon d’achat ou un versement direct sur son compte en banque.

 

Au-delà des articles d’occasion, Decathlon a intégré la location comme un levier stratégique de transformation de son business model. L’entreprise propose deux solutions distinctes : 

La location de courte durée, qui permet aux clients d’utiliser des articles de sport pour quelques heures, plusieurs jours, voire pour une saison. Visant particulièrement les activités de plein air, ce modèle a permis de générer plus de 17,9 millions d’euros en 2024 (contre 14 en 2023).

 

La location mensuelle par abonnement, qui donne aux clients davantage de souplesse pour une utilisation sur le long terme. À la clé : 18,13 millions d’euros de chiffre d’affaires générés en 2024, soit une hausse de 193 % par rapport à 2023.

 

Enfin, l’enseigne est présente sur le créneau de la réparation avec un réseau de 1 730 ateliers en magasin, permettant à ses clients d’allonger la durée de vie de leurs produits. L’enseigne favorise également les réparations effectuées directement par les clients, avec un site renvoyant vers des pièces détachées compatibles et des tutoriels explicatifs.

Decathlon gagne en agilité dans ses magasins et réduit ses coûts informatiques grâce à Openbravo
Décathlon 3
2. Leçons tirées des précurseurs

Les exemples des leaders du retail nous livrent plusieurs enseignements.

 

Concilier responsabilité environnementale et rentabilité, c’est possible
  • Le ReCommerce peut être un excellent levier de fidélisation : service de réparation premium réservé aux membres d’un programme de fidélité, remise d’un bon d’achat contre la reprise d’un produit de seconde main…
  • Le rachat et la vente d’articles d’occasion génèrent davantage de trafic en magasin, ce qui peut avoir un effet bénéfique sur la vente de produits neufs.
  • Le cas Decathlon l’illustre bien : loin de n’être qu’une initiative verte, le ReCommerce est un levier de valeur à part entière, avec un impact concret en termes de chiffre d’affaires.

 

Les différents modèles de ReCommerce ne s’excluent pas

Bien au contraire, leur complémentarité fait qu’ils s’alimentent les uns les autres.

 

Par exemple : 

  • Un atelier de réparation peut attirer des visiteurs en magasin et générer des achats (qu’il s’agisse de produits neufs ou d’occasion).
  • La location peut constituer une première étape avant un acte d’achat, en permettant au client de tester un produit à moindre coût pendant quelque temps.

 

Le ReCommerce ne saurait fonctionner de manière isolée. 

3. Innovations à surveiller (IA, traçabilité, blockchain, économie de l’usage)

L’essor de l’économie circulaire est également porté par de nouvelles technologies qui simplifient la tâche des retailers, tout en ouvrant des perspectives inédites.

 

Les possibilités offertes par l’intelligence artificielle, en particulier, sont nombreuses :

  • L’IA peut aider à concevoir des produits plus simples à recycler, à réparer et à revendre.
  • Elle facilite le traitement automatisé des retours, le contrôle de la qualité et le service client.
  • L’analyse avancée des données historiques sur les produits et les comportements des clients pourrait permettre de prédire la probabilité qu’un article soit retourné, fluidifiant encore plus le processus de gestion des retours.

 

De plus, les innovations dans le suivi de la chaîne d’approvisionnement contribuent à l’attractivité du ReCommerce pour les consommateurs. En effet, elles offrent davantage de transparence sur l’origine des produits et permettent de mesurer plus finement leur impact environnemental.

 

Enfin, des plateformes intégrées apportent désormais une réponse simple aux retailers souhaitant donner une seconde vie à leur produit.

 

Une solution de commerce unifiée constitue le socle de toute stratégie ReCommerce, avec des fonctionnalités permettant une gestion à 360 degrés : 

    • Revente, location, réparation.
    • Programmes de fidélités.
    • Suivi des stocks en temps réel.
    • Intégration de solutions partenaires.
Leviers technologiques pour le recommerce : IA, transparence supply chain et plateforme de commerce unifié Orisha.

Chapitre 7 : Mesurer l'impact du ReCommerce


1. Les KPI clés (CA, marge, taux de reprise, taux de revente, fidélisation)

Pour mesurer l’efficacité d’une stratégie de ReCommerce, les retailers doivent s’appuyer sur des indicateurs clés de performance qui mêlent résultats commerciaux, expérience client et impact environnemental. S’il existe une multitude de KPI possibles, voici une sélection d’indicateurs à ne pas manquer.

Performance financière

  • Chiffre d’affaires issu du ReCommerce
  • Marge moyenne par produit en ReCommerce (en ligne vs en magasin)
  • Coût des retours et réacheminements entre canaux
  • Coût d’acquisition client

Performance des ventes

  • Taux d’abandon de panier
  • Taux de retour
  • Revenu moyen par canal de vente

Performance logistique

  • Taux de disponibilité des produits en temps réel
  • Coût logistique par commande
  • Délai moyen de traitement des commandes

Fidélisation et satisfaction client

  • Taux de réachat
  • Satisfaction des clients (CSAT ou NPS)
  • Part des clients passant de l’achat d’occasion à l’achat de produits neufs

Durabilité

  • Taux de réutilisation des produits via le ReCommerce
  • Prolongation moyenne de la durée de vie des produits
  • Pourcentage de produits reconditionnés réintroduits sur plusieurs canaux
2. Calculer l’impact environnemental (émissions, déchets évités, recyclage)

L’un des indicateurs les plus couramment utilisés pour mesurer les progrès réalisés dans le domaine de l’économie circulaire est le taux de recyclage et de valorisation des déchets. Simple et pertinent, il permet d’évaluer la proportion de déchets détournés des décharges ou des incinérateurs et réintroduits dans les cycles de production.

 

Mais d’autres outils plus complets peuvent être utilisés pour évaluer l’impact environnemental global d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie.

 

L’analyse du cycle de vie (ACV) est ainsi devenue un outil indispensable pour les entreprises qui souhaitent réduire leur empreinte écologique. En quantifiant les différents impacts (émissions de gaz à effet de serre, consommation d’eau, pollution, etc.) à chaque étape du cycle de vie, elle permet d’identifier les points sensibles à améliorer en priorité.

 

De nombreuses entreprises vont encore plus loin en calculant l’empreinte environnementale de l’ensemble de leur activité, y compris les impacts indirects liés à leur chaîne d’approvisionnement ou à l’utilisation de leurs produits par les consommateurs.

3. Ajuster et optimiser sa stratégie dans un marché en mutation

Le marché du ReCommerce connaît une croissance rapide et impose un suivi attentif des tendances de consommation, des innovations technologiques et des enjeux écologiques.
En effet, de nouveaux besoins émergent sans cesse :
  • La location par abonnement se développe dans de nombreux secteurs, par exemple dans le prêt-à-porter.
  • La personnalisation de l’expérience d’achat est désormais attendue même pour les produits de seconde main. Grâce à l’IA, il est possible de recommander intelligemment des articles reconditionnés adaptés aux préférences des clients.
  • Les nouvelles technologies enrichissent de plus en plus l’expérience client, à l’image de la réalité augmentée qui permet de visualiser un produit reconditionné avant son acquisition.

Ces nouveaux modèles étant par nature évolutifs, ils nécessitent une approche itérative et agile. Par exemple, il est préférable d’effectuer un test pilote en magasin, avant d’envisager une intégration progressive à l’offre. De quoi identifier les opportunités de création de valeur, tout en limitant les risques. 

En parallèle, l’analyse des indicateurs clés de performance est un outil précieux pour suivre votre progression, ajuster votre stratégie et prendre les meilleures décisions sur le long terme.

Conclusion : vers un retail plus durable, responsable et rentable


De Decathlon à Kiabi, en passant par Fnac ou Boulanger, les grandes enseignes sont en première ligne pour développer l’économie circulaire dans leurs offres. Et pour cause, elles offrent ainsi à leurs clients un double bénéfice : gagner en pouvoir d’achat tout en contribuant à la transition écologique.

 

Loin de n’être qu’une initiative de façade pour arborer une image plus “green”, le ReCommerce est un véritable levier de croissance pour les retailers : 

  • Il génère une valeur additionnelle.
  • Il contribue à la vente de produits neufs.
  • Il fidélise une clientèle de plus en plus soucieuse d’adopter des modes de consommation plus responsables.
Commerce circulaire : à quoi s‘attendre au cours des prochaines années
 
  1. Une réglementation accrue : les gouvernements vont probablement adopter des lois plus strictes en matière de gestion des déchets et de recyclage.
  2. Une adoption généralisée : les pratiques circulaires vont devenir la norme dans le commerce de détail.
  3. Un changement impulsé par les consommateurs : face aux enjeux environnementaux, les acheteurs vont continuer à exiger des alternatives plus durables.

La part des produits reconditionnés progresse fortement dans le commerce, en particulier dans les secteurs des produits high-tech, de l’électroménager ou encore des équipements sportifs.

 

Côté consommateurs, les freins s’estompent : lorsqu’ils sont vendus par une enseigne reconnue, offrant des garanties fiables, les produits de seconde main rassurent et séduisent un public de plus en plus large.

 

Le véritable enjeu reste désormais d’élargir et d’alimenter l’offre, afin de permettre à l’économie circulaire de s’imposer durablement. La bonne nouvelle, c’est que ce marché en plein développement regorge d’opportunités pour les enseignes et les marques qui sauront s’en saisir.

Récapitulatif : les étapes clés pour un projet de ReCommerce réussi


1) Définissez votre stratégie

Basée sur une analyse fine des besoins clients, une stratégie efficace inclut le choix d’un ou plusieurs modèles de ReCommerce, la mise en place de processus adaptés à ces nouvelles pratiques, mais aussi le choix de partenaires de confiance.

2) Intégrez le ReCommerce dans une démarche de commerce unif

De l’unification des données à l’intégration des technologies les plus pertinentes, le commerce unifié garantit une expérience client optimale dans une logique omnicanale.

3) Valorisez le ReCommerce

Pour accélérer son développement, le ReCommerce doit faire partie intégrante de votre stratégie de communication, de vos actions marketing et de vos programmes de fidélité. L’engagement des clients, dans une démarche de co-création, revêt ici une importance capitale.

4) Optimisez la gestion de vos produits en ReCommerce

La gestion des retours, le suivi des stocks en temps réel et la prévision de la demande sont autant de défis à relever pour un ReCommerce réussi. Tout cela sans perdre de vue la qualité et la maîtrise des coûts.

5) Mesurez la performance et l’impact du ReCommerce

Afin d’améliorer durablement votre stratégie, il est primordial de mesurer l’impact du ReCommerce sur vos ventes et votre rentabilité, mais aussi sur votre performance environnementale.

FAQ


Qu’est-ce que le ReCommerce en retail ?

Le ReCommerce désigne l’ensemble des pratiques de revente, de location, de reprise ou de réparation de produits déjà utilisés. Dans le retail, il s’agit d’intégrer ces scénarios d’économie circulaire dans l’offre des enseignes afin de prolonger la durée de vie des produits, réduire les déchets et générer de nouvelles sources de revenus.

Quelle différence entre seconde main et ReCommerce ?

La seconde main fait référence à l’achat et à la revente d’articles déjà utilisés, souvent via des plateformes ou en magasins spécialisés. Le ReCommerce va plus loin : il englobe l’ensemble des modèles circulaires (revente, location, réparation, recyclage), intégrés directement dans la stratégie des grandes enseignes retail.

Quels sont les modèles économiques du ReCommerce ?

Les principaux modèles sont :

  • – Revente (seconde main classique en magasin ou marketplace)
  • – Location (mode, sport, électroménager)
  • – Reprise (récupération d’anciens produits contre bon d’achat ou réduction)
  • – Réparation et reconditionnement (remise en état pour une nouvelle commercialisation).
    Ces modèles peuvent être combinés pour maximiser la rentabilité et répondre aux attentes clients.

Quels logiciels facilitent la mise en place du ReCommerce ?

La réussite d’un projet de ReCommerce passe par des outils capables de gérer :

  • – Les stocks et retours (WMS, OMS)
  • – Les transactions multicanales (logiciels de caisse, POS omnicanal)
  • – Le suivi des données clients et produits (CRM, ERP)
  • – L’intégration avec des plateformes de revente ou de location partenaires.
  •  

Les solutions de commerce unifié Orisha permettent d’orchestrer l’ensemble de ces scénarios dans une logique omnicanale.

Comment mesurer la rentabilité d’une stratégie de ReCommerce ?

La rentabilité se mesure grâce à plusieurs KPI clés :

  • – Part de chiffre d’affaires générée par le ReCommerce
  • – Marge nette par scénario (location, revente, reprise)
  • – Taux de fidélisation client lié aux programmes circulaires
  • – Impact environnemental (émissions évitées, produits recyclés)

  • Un suivi régulier permet d’ajuster le business model et d’optimiser les performances financières et durables.

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Ressources complémentaires


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  • Développez de nouvelles sources de revenus en explorant des segments de marché inédits et en séduisant une clientèle plus variée.
  • Prolongez la durée de vie de vos produits en offrant à vos clients la possibilité d’échanger ou d’acquérir des produits reconditionnés, et en renforçant ainsi la relation que vous entretenez avec eux.
  • Séduisez une clientèle attentive aux prix grâce à une offre de produits plus abordables que les articles neufs.
  • Valorisez votre image de marque en misant sur la réutilisation et le recyclage, et en affirmant votre positionnement d’entreprise responsable et respectueuse de l’environnement.